30 novembre 2008

¡Viva el baby-sitting!

Cette année j'avais dit : pas de baby-sitting. Plus jamais ça. En première je faisais 4h par semaine, 16h par mois, voire plus (les heures sup, vous savez ...), et une fois sur trois, j'y allais en traînant les pieds : certes le enfants étaient très mignons, mais aussi affreusement fatigants, et après une longue journée de cours ... (Surtout pendant la première moitié de l'année où j'avais encore les tpe, après ça s'est arrangé et j'étais globalement de meilleure humeur).
Donc cette année, pas question. De toute façon mes voisins avaient déménagé, donc ce n'était plus possible ...

Et en octobre, je recevais un appel (pendant les cours, toujours, on dirait que les gens ne savent pas que dans la journée, je vais au lycée) de mon ancienne voisine "Salut Marie, on se demandait si tel vendredi, tu ne pourrais pas venir garder les enfants ..." NO WAY ! Enfin j'ai poliment expliqué que j'avais déjà quelque chose de prévu, blablabla (je fais jamais rien le vendredi, mais enfin ...). Fin de l'histoire.

Sauf que non ! Rappel ces derniers jours, et nouveau message sur mon répondeur : "Salut Marie, on se demandait si vendredi prochain ...". Mais cette fois j'avais besoin d'argent, et puis surtout, elle a ajouté la phrase fatidique : "Joseph te réclame tout le temps !". Ah ... Comment oublier Zoseph ? C'est ainsi que la mort dans l'âme, j'acceptai de revenir le temps d'une soirée ...

Donc j'y allai. Pour découvrir que mes anciens voisins n'habitent plus dans un appartement : en fait c'est un labyrinthe ! J'ai cru plusieurs fois que j'allais me perdre, heureusement à 22h22 l'opération commando pour découvrir l'emplacement du frigo a porté ses fruits (j'ai ainsi pu récupérer trois yahourts, une compote et une crème au chocolat, par contre j'ai un peu plus galéré pour la cuillère).
Maintenant, la petite de un an et demi parle : quand je lui dis "C'est l'heure de dormir !" elle me répond "NAN !". C'est trop bien. En résumé, j'aurais regardé Lilo et Stitch, Caliméro, un épisode de Dexter sur l'ordi et gagné plein d'argent, surtout.

Enfin, malgré tout, il y a un point positif (en plus de la bouffe et de l'argent je veux dire) : pendant ces longues heures au cours desquelles j'ai eu tout le loisir de méditer, dans le froid glacial de ce labyrinthe rue St-Maur (vous me direz, la rue St-Maur, c'est vraiment pas loin de chez moi, et vous aurez raison. Sauf que je devais aller au numéro 75, et que quand je suis arrivée dans la rue, j'étais au numéro 216 ... D'ailleurs je voudrais ajouter que je trouve ça très hypocrite d'appeler l'arrêt de métro que j'ai pris au retour "Rue St-Maur", sachant que l'arrêt n'est même pas cette rue, et qu'il y a plus de 200 numéros dans la rue St-Maur ! Fin de la parenthèse.) donc je me disais que le point positif, c'est que ça m'avait vraiment fait grandir (le premier qui me fera remarquer que je mesure toujours 1m60 est un abruti). Donc le baby-sitting, c'est pas si mal.
(Et ça rapporte).

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29 novembre 2008

L'élite de la nation doit savoir danser (le rock ou la salsa)

La nouvelle avait déjà choqué l'année dernière. Au dernier trimestre, les élèves de première avaient le choix entre trois sports : volley-ball, rock ou salsa. Comment ? De la DANSE ? En EPS ? N'importe quoi ! Bon, on avait le choix, c'est vite dit : il fallait quand même remplir tous les groupes. Et les sélections ont été rudes pour le groupe de volley ... (groupe que j'ai rejoint sans le moindre effort à faire bien sûr, les sélections ne concernaient que les garçons qui fuyaient les cours de danse !).

Et cette année, c'est terrible. Dans tous les menus proposés pour le bac, il y a de la danse ... impossible d'y échapper ! Rock ou salsa. Bon, eh bien puisqu'il le faut ... Ce sont les élèves du menu rock qui ont commencé (hé hé et en plus ils ont été obligés de prendre le métro pour y aller, et pas nous). Avec un prof qui a UN élève qu'il adore, qu'il vénère, un demi-dieu, enfin donc lui et son groupe ont 18, et le groupe du vendredi se fait défoncer. Un prof dont la phrase fétiche serait :
"Le rock c'est une danse en huit temps, un deux trois et quatre, cinq et six !"
Et qui bien sûr, pour l'évaluation, a précisé aux filles :
"Moins vous êtes habillées, meilleure sera votre note."

Mais maintenant que le premier trimestre se termine, le groupe dont je fais partie entame ... la salsa ! Premier cours, tentative de motivation des troupes :
"Bon, moi j'ai appris cet été, c'est la première année que je fais des cours de salsa."
Super ! Il sera aussi nul que nous, voilà comment il faut le traduire. Et effectivement il se plante souvent, s'arrête, essaye de se souvenir, n'y arrive pas, confond les noms des pas (on se demande s'il les invente ou pas d'ailleurs). N'oublions pas les remarques subtiles glissées de temps en temps :
"Mais vous savez, les danses de couple, c'est bien, ça permet d'aller beaucoup plus vite pour certaines choses !"
Et après un rapide comptage du nombre d'élèves :
"Tiens, il y a plus de filles que de garçons, ça veut dire que je vais devoir en prendre une pour danser avec moi. Ah mais non j'ai pas le droit, vous avez pas encore 18 ans ..."

Après un cours de salsa, on sait compter jusqu'à 7, mais sans le 4. Normal, on a passé deux heures à le répéter, un deux trois, cinq six sept. Dans la bouche du prof, les noms des pas ressemblent à "Choux-Fleurs", "Dilidili" et autres dans le même genre. Le plus drôle c'est le voir faire les pas des filles "Et là vous me faites un petit déhanché comme ça !". Après il faut enchaîner les choux-fleurs et les dilidili, tout en changeant de cavalier toutes les trente secondes. C'est bien, ça permet de faire connaissance. Enfin ça permet surtout de savoir qui transpire, qui met trop de parfum, qui se brosse ou pas les dents. Charmant.
"Et là c'est le point crucial de la salsa !" dit-il à chaque nouveau pas.
J'ai hâte de voir ce que ça donnera quand il faudra tout retenir ...

Vivement l'évaluation. Et puis bon, la salsa, c'est naturel, on est l'élite ou on l'est pas.

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20 octobre 2008

De Latinum (bis)

Parce que quoi qu'on en dise (et malgré tout le mal qu'on en dit dans l'année) le latin c'est la classe. Parce que NEC TE MEA CURA MORATUR ! Parce que le prof finirait presque par nous faire aimer cette matière, parce que c'est la seule matière littéraire potable qu'il nous reste cette année (la philo, n'en parlons pas) et que c'est la classe d'avoir de la culture latine (au fait, saviez-vous que Néron avait un frère épileptique qu'il a assassiné, qu'il a fait tuer sa mère et a épousé sa soeur par alliance ? Que Pyrrhus avait tué Polites et son père Priam dans le même "grand flot de sang" ...). Parce que les traductions du prof sont toujours spéciales et surtout que le latin, c'est un état d'esprit : si dans ton coeur, tu te sens latiniste, alors TU L'ES ! (Enfin, à quelques choses près).

"Tant que les fleuves courront vers les flots, tant que dans les montagnes, les ombres parcourront les versants, tant que le ciel nourrira les astres, ton honneur, ton nom et les louanges demeureront, quelles que soient les terres qui m'appellent."

" "Maintenant, meurs". A ces mots il le traîna vers l'autel lui-même, tremblant et glissant dans le bain de sang de son fils, puis il entortilla ses cheveux de la main gauche, et de la main droite il tira son épée étincelante qu'il enfonça dans son flanc jusqu'à la garde".
Commentaire du texte : Pyrrhus il est balèze, il a deux bras (ouais, une main droite et une main gauche !). (Et y a plein de sang partout, c'est dramatique).

Et parce que sans le latin je serai pas traumatisée par labor, laberis, labi, lapsus sum. Ou encore par "Seigneur, que faites-vous et que dira la Grèce ?". Parce que sans ça, on connaîtrait pas correctement "Morituri te salutant", on ne saurait pas prononcer "Veni, Vidi, Vici" (dire qu'il y a des gens qui prononcent V ...) ni "cogito ergo sum" (Mon prof de philo dit "cojito ergo sum", c'est stressant). Parce qu'on aurait pas non plus de Gaffiot de poche ni de délire sur multo Baccho, multo sanguine.

Tune igitur demens, nec te mea cura moratur ?
An tibi sum gelida vilior Illyria ?
Et tibi iam tanti, quicumquest, iste videtur,
Ut sine me vento quolibet ire velis ?

Et parce que sans le latin, on aurait pas cette heure de perm le mardi matin pour rattraper les devoirs non faits ...

Posté par Minske à 22:21 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2008

Les petits Carolingiens retournent à l'école T_T

En ce triste et pluvieux jour de septembre, j'ai le malheur de vous raconter ma rentrée qui certes aurait pu être pire, mais qui aurait aussi pu être bien plus agréable. Arrivant bien entendu après tout le monde, j'ai trouvé la majorité des élèves agglutinés autour du tableau d'affichage. Notons que l'administration avait fait l'effort de ranger les noms par ordre alphabétique, contrairement à l'année dernière - j'étais donc sur le panneau du milieu, le plus difficile d'accès bien sûr. TS4 ? Pourquoi pas. Et elle ? Et lui ? Et eux, les autres ? Pourquoi est-ce qu'ils sont tous dans une autre classe ? Consternation et début de la déprime - heureusement c'était pas la déprime complète, je suis quand même pas toute seule.

Enfin, je suis moins à plaindre que d'autres, l'ambiance n'est pas géniale mais je connais quand même pas mal de personnes. Certaines parce que ce sont des amis, et d'autres ... plutôt parce que je les trouve débiles. Enfin je vais devoir m'y faire.

Mon prof principal est aussi mon prof de maths et de spé maths. Accessoirement, c'était mon prof de tpe l'année dernière, autant dire qu'il garde de moi l'image d'une élève très moyennement travailleuse - eh oui je suis déjà grillée avec lui. Il est gros, il bave, il répète tout le temps la même chose - je suis sûre qu'il prépare ses phrases chez lui le soir - mais il a l'air gentil.

Le cpe lui par contre a décidé de jouer au méchant, cette année. Il est déjà connu - et respecté ! - des élèves mais cette année, il sera "tyrannique à propos des absences, parce que la moyenne nationale pour l'absentéisme est à 3% [3% de quoi ? Allez savoir !] et qu'à Charlemagne l'année dernière on était à 25% !". Ah oui ? Le prof de maths enfonce le clou "Dans ma TS de l'année dernière, 3 élèves ont pas eu leur bac, ils étaient absents depuis début mai". Bon je crois qu'on aura compris pour l'absentéisme ... "Le mot retard est à rayer de votre vocabulaire. On n'accepte plus aucun élève en retard, on ne délivre plus de billets de retard, vous êtes présent ou absent - présent surtout - point. Pas la peine de vous présenter en cours avec un mot signé par un surveillant corrompu." Il a quand même ajouté que si le lycée était inondé, on aurait le droit d'être en retard. Trop aimable !

Photo de classe, photos individuelles - va savoir pourquoi, sur la carte de cantine ils utilisent la photo de seconde de toute façon - et remise de l'emploi du temps. Je vais manger tous les jours en même temps que les collégiens. J'aurai mes contrôles de maths après deux heures de sport en fin de semaine. Je commence tous les jours à 8h30. Et j'ai latin demain matin pour bien entamer l'année ...

Posté par Minske à 19:26 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]