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25 juin 2008

Boulet un jour, boulet toujours

blog

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20 juin 2008

TBF, ou les profs devins

Eh oui, aujourd'hui avait lieu la première épreuve du TBF (Terrible Bac de Français) : l'écrit !
Epreuve, je le rappelle, en quatre heures ... normalement.

Après être presque arrivée en retard (au moins l'avantage c'est que j'ai eu aucun mal à trouver ma place, c'était la seule qui restait. De toute façon, dernière de la liste, j'étais dans un coin, alors ...), je constate que le prof qui nous surveille n'est autre que mon charmant prof d'histoire de l'année dernière. Celui qui disait "Et vous savez, quand Napoléon est allé voir David dans son atelier, il lui a dit : "Ah, bravo, vous avez TOUT compris !"". Voilà pour l'anecdote. Là il m'a surtout dit de me dépêcher d'aller m'asseoir et qu'il me croyait plus sérieuse. Assise juste devant Marjorie qui en rajoute une couche, alors Marie on arrive en retard ? Oui bon, en même temps, arriver à sept heures trente pour remplir Examen, Session, Epreuve, Nom Prénom ... Surtout que sur notre table, on avait une feuille où tout était expliqué, avec un exemple :
"Nom : Magne
Prénom : Charles"
Ahahahahaha ! Quel humour ! Digne de mon prof de latin.

Evidemment, on me distribue le sujet en dernière, on me fait signer la feuille en dernière, on prend ma convocation en dernière. L'objet d'étude : le roman et ses personnages. Que disait cette chère madame V*lar ? "C'est nouveau cette année, ça vous tombera sûrement dessus." Qu'avons-nous eu en bac blanc, avant les vacances de Pâques ? "Le roman et ses personnages : le roman, reflet de la société". On s'était bien fait sacquer par contre (entre Ch*bot dont les S auront la peau, M*rel qui sait pas écrire, l'autre qui rend les copies une semaine en retard - dont la mienne, eh oui - et le dernier, le prof inconnu ...). Apparemment on avait retenu un truc : la meilleure note, ça avait été sur un sujet d'invention.

Rapide lecture des textes : L'homme qui rit, le livre préféré de ma prof de français, qu'on a pourtant pas étudié, mais enfin on connaissait l'histoire. L'Assommoir, avec deux M, comme on nous l'a si bien dit après le dernier bac blanc. Proust, qu'on avait déjà eu. Balzac, une petite description. Une question sur corpus un peu chiante et surtout, dont la réponse ne devait pas "excéder la trentaine de lignes". Euh, ouais ...

L'auteur de roman doit-il forcément imiter le réel ? Un truc dans le genre, pour la disserte, donc déjà c'était non. Le commentaire sur le texte de Balzac, qui faisait dix lignes, non, merci. Reste l'invention. Un sujet sympa, une description d'une vieille que le narrateur aurait aimée dans sa jeunesse, et dont il verrait la beauté d'autrefois sous les traits vieillissants. Pourquoi pas ? Ça sera pas noté gentiment, tout le monde va le prendre, et alors ? Va pour l'invention. Fini au bout de deux heures, sans caser Andromaque malheureusement, mais personne semblait vouloir arrêter d'écrire.

Alors on se relit, une fois, deux fois ... quatre fois. On se préoccupe de coller le rabat pour cacher le nom, mais évidemment, ça peut jamais tenir sans colle. Bien sûr, on a pas de colle, personne en a autour de soi, par contre on a le droit de coller avec du scotch. On en a pas, mais ... La feuille d'exemple est collée sur la table avec du scotch ... Ça fait un peu crevard mais tant pis, personne le verra. On décolle discrètement le scotch, on colle tout, on attend qu'il soit onze heures et on se lève pour rendre sa copie. Si les yeux pouvaient parler on aurait entendu quelque chose comme "Marie t'es chiante !" XD. Désolée, désolée !

Dehors on était trois élèves de première, youpi ! Deux messages envoyés, un appel de Flo d'après qui j'ai fini trop tôt. Je sais, je sais, je sais, mais je ne peux PAS rester assise devant une feuille de français aussi longtemps.

Les élèves finissent par sortir, quelques impressions générales :
- Ils ont fumé quoi, pour la question ? Trente lignes, bah non dégage, j'en ai fait cinquante au moins.
- J'ai pris l'invention, c'était trop bien !
- On dirait le bac blanc mais en mieux.
- Personne a pris la disserte.
- Bon, on va manger ?
Et j'aurais passé plus de temps à aller au macdo, à manger devant l'hôtel de ville, et à jouer aux cartes qu'à faire du français, ce matin ...

PS : Et vous savez, quand Napoléon est allé voir David dans son atelier, il lui a dit : "Ah, bravo, vous avez TOUT compris !"

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19 juin 2008

Je déteste les dentistes

Ça commence par une visite à l'école. On te donne un mot à faire signer par tes parents, comme quoi un dentiste viendra examiner les dents de tous les enfants. Les rumeurs vont bon train : ce serait un géant, tout habillé en blanc, avec des mains en plastiques, et qui sentirait vachement mauvais. En tout cas, tu flippes grave (et pas sa race de sa mère parce que bon, t'es encore en primaire).

Tes parents tentent de te rassurer, "Mais non, il est pas méchant le dentiste, il va juste regarder tes dents pour voir si elles sont pas tordues !". Mais tes copains, qui disent toujours la vérité et rien que la vérité, ont entendu dire qu'il arrachait les dents et découpait la langue avec un couteau. Déjà le mot dentiste passe dans la liste noire. C'est plus "Mange ta soupe sinon le grand méchant loup viendra te voir dans la nuit !", c'est "Mange ta soupe, sinon le dentiste viendra te voir dans la nuit !".

Le jour J arrive, la maîtresse vous fait faire la queue devant cette mystérieuse salle, au bout du couloir où vous n'êtes encore jamais allés, toi et tes copains. Rien que le couloir est effrayant. Sombre, comme inhabité. Qu'à cela ne tienne, la maîtresse est encore là, tu n'as peur de rien. Déjà le premier de l'alphabet est appelé et entre dans la salle. Les adieux sont déchirants, les filles ont les larmes aux yeux, tandis que les garçons ne pleurent pas, hein ; ce sont des garçons.

Et il ne ressort pas. Les élèves se succèdent, mais aucun d'entre eux ne ressort. Alors ce serait vrai ? Le dentiste mangerait bien des enfants ? Quand c'est ton tour, il faut que la maîtresse te pousse pour te faire entrer dans la salle. C'est assez petit, et derrière son bureau, le dentiste attend. Chauve, habillé en blanc, des mains en plastique, oui c'est bien lui ! D'ici tu sens l'odeur. Quand il lève la tête, tu vois dans ses yeux cette petite lueur, cet air de mangeur d'enfants.

"Approche, mon petit !" qu'il te fait.

Tu as envie de répondre "Dentiste, comme tu as de grandes dents !" mais tu as peur qu'il réplique "C'est pour mieux te manger, mon enfant ..."

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17 juin 2008

Petit mode d'emploi à l'usage de ceux qui n'ont pas encore subi la JAPD

Tout d'abord, qu'est-ce que la JAPD ?
JAPD, ou Journée d'Appel pour la Préparation à la Défense. Retenez surtout que vous allez être appelés pour une journée, les autres mots importent peu. C'est donc une longue, très longue journée, malheureusement obligatoire ... (Comme le service militaire vous me direz, mais en plus court. Quoique le service militaire y avait moyen de l'éviter, une petite grève de la faim par exemple histoire d'être déclaré inapte ... Non je dis pas ça au hasard, j'ai de bons exemples dans ma famille, c'est tout. Evitez la JAPD, ça semble plus compliqué, vu qu'on y fait rien, je vois pas pourquoi on serait inapte à y aller.)

Quand est-ce que ça va me tomber dessus ?
Hélas, votre sort sera scellé à partir du moment où vous irez vous faire recenser, normalement peu après vos seize ans (si vous avez bientôt dix-sept ans et que vous ne l'avez toujours pas fait, comme certains boulets de ma classe, vous prenez juste le risque de vous faire engueuler par une vieille énervée, aigrie - parce que vieille et inutile - et frustrée à la mairie, donc en fait pas la peine de vous presser). Environ un an plus tard, vous recevrez la Terrible Convocation ... Priez pour que ça tombe sur une journée de cours, au moins !

Quel matériel de survie dois-je emporter ?
D'après mes expériences, je vous conseillerai d'emporter de quoi écrire ou dessiner, parce que si vous n'avez rien à faire pour vous occuper, le temps vous paraîtra très long. Niveau nourriture, tout vous sera fourni, pas d'inquiétude ! Personnellement j'ai même eu droit à DEUX bouteilles d'eau, c'est pas magnifique ? (Et deux Pépitos en guise de petit-déjeuner : si sur votre convocation il est écrit d'un petit-déjeuner vous sera fourni sur place, n'y comptez pas trop, et mangez bien avant. Au pire, si vous êtes dans un centre moins radin que le mien, vous mangerez deux fois, rien de bien grave).

Comment dois-je me préparer au test de la langue française ?
Surtout, ne pas se préparer ! C'est inutile. Le test en question, si je peux vous rassurer, est d'une simplicité effarante et presque abrutissante. Il est composé de quatre ou cinq épreuves toutes aussi stupides les unes que les autres. L'une d'entre elles consiste par exemple à définir l'existence ou non d'un mot : "Le mot "Pijule" existe-t-il ?". Une autre épreuve consiste à lire un programme de cinéma et à répondre à des questions telles que "Où est situé le cinéma ?", avec le programme sous les yeux, bien entendu. Jamais on ne vous demandera d'avoir un minimum de mémoire !

Les films diffusés lors de cette journée auront-ils un effet "lavage de cerveau" sur moi ?
On peut effectivement se demander si ce n'est pas le but de la JAPD. Vous aurez entre autres droit à des films tels que "L'armée c'est bien, l'armée c'est cool, engagez-vous !" et "Si tu rates tes études, tu peux entrer dans l'armée !". Le tout appuyé de témoignages de jeunes motivés, mais dont l'air complètement idiot ne trompe personne, rassurez-vous. Restez vigilant, c'est tout ce que je peux vous conseiller !

Tout le monde survit-il à la JAPD ?
A ma connaissance, oui. Hélas, il y a toujours des cas qui nous échappent ... Fragiles psychologiquement, peut-être ... En tout cas, si vous êtes normalement constitué, il n'y a aucune raison pour que vous n'en sortiez pas sain et sauf. Après tout, cette longue journée, ce n'est que films idiots et racontage de vie de la part des intervenants. Une place au fond de la salle, de quoi dessiner, et on survit sans mal. Il faut savoir prendre son mal en patience ! A la fin, vous aurez même gagné, en plus de bouteilles d'eau si vous êtes chanceux, un magnifique critérium blanc en plastique moche, avec écrit en gros dessus : JAPD ! Et Ministère de la Défense, enfin vous feriez mieux de le jeter. Un conseil : les mines et la gomme sont récupérables et peuvent servir pour d'autres critériums moins abominables esthétiquement.

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10 juin 2008

Le jour où Marie décida de vider son sac

Au sens propre, je précise. Parce que dire ce que je pense vraiment, ce qui reviendrait à vider mon sac mais au sens figuré, j'ai pas besoin d'un jour spécial pour ça - vous aurez pu remarquer par exemple que je disais facilement du mal des autres quel que soit le jour. Bref !

L'autre jour, il m'est apparu que mon sac avait un grand besoin d'être vidé. En fait, je m'en suis rendue compte en cherchant mes textes de français (pour un truc débile, genre l'oral de français, le truc dont tout le monde s'en fout). En tous cas, j'ai pas retrouvé mes textes. Mais j'ai trouvé beaucoup de choses.

Déjà, je voudrais démentir une première chose : Je n'ai pas TOUJOURS à manger dans mon sac ! C'est complètement FAUX ! Mon sac n'est PAS un garde-manger, ni un placard à gâteaux, ni un frigo ! Compris ? Combien de fois j'ai entendu "J'ai faim, t'as pas quelque chose à manger, Marie ?" ... Eh bien NON, ma réponse n'est pas TOUJOURS positive ! Non mais ...

Pour commencer, avant de passer au vidage en lui-même, qui consiste en une longue et terrible épreuve, un petit historique est de rigueur ... Enfin, très petit. Au début, il ne ressemblait à ... bah, à rien, il était juste bleu. Maintenant, il est un peu moins bleu, plutôt gris, ça doit être le métro, ça peut pas lui faire de bien. Au début de sa vie, dans sa jeunesse, il ressemblait plus ou moins à ça :



Et encore, il avait déjà un peu vécu. Maintenant, il ressemble plutôt à ça :




Vous pouvez le constater, le plancher n'a pas changé, le mur derrière non plus, bon par contre le sac ... Pour ce qui est du contenu ... J'ai décidé de le vider petit à petit, pour ne pas tout perdre, ce serait bête, alors que j'aurais réussi à tout garder dans mon sac pendant l'année. Donc pour commencer, la pochette de devant :
- Logiquement, y'avait mon portefeuille, carte navigo, carte de bibliothèque (on se demande pourquoi d'ailleurs, je vais plus à la bibliothèque, j'suis à la limite d'avoir une amende pour les retards), carte de retrait, carte verte inconnue ... ah, carte vitale. Ouais, ben, pourquoi pas. Dix euros non espérés, ça fait pas de mal. Des tickets divers. Cartes de fidélité inutiles ...
- Ma carte du lycée, soit disant indispensable pour rentrer, et pour manger à la cantine. Je l'ai pas perdue cette année, par contre la bande magnétique marchait plus, j'ai dû attendre une semaine pour qu'ils me la refassent. (Par expérience, on a pas besoin de la carte pour rentrer, en tous cas moi j'en ai pas besoin. Les autres, peut-être, je sais pas)
- La clé de chez moi, indispensable, surtout quand on rentre plus tard que prévu (à la fin d'un tournoi par exemple, ou un samedi soir après le club de go ... Non, ce sont des exemples pris totalement au hasard)
- Un paquet de chewing-gums (ça rentre pas dans la catégorie nourriture, ça !) fraise-citron (Et il est presque vide parce que tout le monde m'en taxe tout le temps, j'vous jure, c'est incroyable).
- Un emballage de tablette de chocolat ... D'accord, nourriture. Chocolat noir extra-lait de Lindt, super bon. Dommage qu'il en reste plus. (D'un autre côté, c'est ma grand-mère qui me l'avait donnée à la fin des dernières vacances, heureusement qu'il en reste plus.)
- Une dernière galette bretonne de jeudi dernier, personne n'en a voulu, ça m'étonne pas : c'était un choix d'Arthur, en même temps.
- Et des miettes ...

Pour l'instant, c'est pas trop catastrophique. Avant d'attaquer véritablement le contenu, passons à la pochette de derrière, le truc le plus inutile que je connaisse, du moins c'est ce que je croyais.
- La dernière RFG (Revue Française de Go pour les ignorants), très utile pour les cours d'anglais, sauf que quand la prof te demande pourquoi tu rigoles, tu peux pas lui répondre que c'est parce que Fan a écrit que tel joueur était surnommé "le cochon génial" ... (et surtout le "ndrl : ça promet")
- Un cahier de sudoku dont plus de la moitié des pages sont parties (on se demande où ... sur les tables des autres élèves, vous croyez ?), et celles qui restent sont déjà terminées. (Par qui ? Hmmm ...)
- Un contrôle de SVT peu brillant ... Bah, c'est de l'SVT. Et puis tout le monde l'a foiré, celui-là, y'a pas que moi.
- La feuille d'accrosport, que de souvenirs ... "Entrée : saute-mouton (Marie, Margot, Marjorie, Et, Rob)" ou encore "Marie et Margot = figure dynamique !!". Finalement, on aura eu 17,5. Enfin, non, Moi j'aurai eu 17,5. Les autres seulement 17, hé hé ... Paraît-il que j'aurais été porteuse ET voltigeuse. On a longtemps cherché OU j'ai bien pu être porteuse.
- "Traité de Burke, notion de sublime", ah, ça, c'est les TPE ... Finalement, c'est même pas moi qui ait fait cette partie ... Les Tpe, c'était tellement naze ... Mais à un point, on se demande pourquoi ça existe : tout le monde s'en fiche, aussi bien les élèves que les profs qui assistent (dans notre cas, ils servaient à rien) que ceux qui font passer l'oral.
- Un énoncé de contrôle de maths, encore un truc tordu, comme d'habitude.
- Le "métro" du jeudi 13 mars, "Bélier : c'est le moment d'user de vos charmes ! Profitez pleinement du plaisir de vivre, d'agir et d'aimer." Temps nuageux sur Paris, 6 degrés le matin et 13 l'après-midi.
- Un devoir d'espagnol, j'arrive même pas à comprendre le commentaire de la prof ...
- Un autre devoir d'espagnol, euh ...
- Un papier de bonbon, ça non plus c'est pas de la nourriture !
- Un bateau en carton, fait avec un papier de la bibliothèque Pompidou (dans laquelle je suis jamais rentrée, d'ailleurs). On y était allé pour les TPE, tiens ... Après avoir passé près d'une heure dans un café à se dire "Bon, qu'est-ce qu'on fait, on fait quoi", on avait décidé d'aller à la bibliothèque, mais Pompidou, le dimanche matin, faut faire la queue au moins une heure, alors non merci.
- Un sac en tissu (oui, un sac dans un sac, je sais pas ce qu'il fout là).
- La première page du "Rêveur", le journal du lycée. Pas lu non plus. Ça fait longtemps qu'on en a pas eu, d'ailleurs, ils en publient qu'un par an ? Ou j'ai raté un truc ?
- Une page du "métro" du vendredi 11 janvier. "Bélier : votre ego sera flatté par des compliments ou une petite réussite, mais vous trouverez que vous n'en avez pas assez, que vous méritez plus ou mieux !"
- Ticket de caisse du monoprix, "150G PIM'S POM/CAN". Noooon, ce n'était pas de la nourriture ... Pim's, j'connais pas.
- le "Direct Matin" du 6 février ...
- Ma convocation pour les TPE (Je vous ai dit que c'était nul, les tpe ? Oui, oui, sûrement)
- "Jouer avec Nicomède, de Pierre Corneille, mise en scène Brigitte Jacques" (A la Tempête, le truc paumé dans le bois de Vincennes, d'où il faut revenir à pieds à onze heures le samedi soir ... Pour faire peur à Shinthuya en tous cas, c'est vachement bien !)
- Une photo de la maternelle avec Jordan, départ en classe nature ... Oui, oui, je m'en souviens !
- Un contrôle de maths sur les proba, vous voyez monsieur qu'on en a fait, quand même !
- Un devoir de français reconnaissable aux "+++" qui sont disséminés sur la copie. A savoir, un "+" vaut un point ... en moins.
- Deux pierres de go blanches. (Pas du même jeu, non ...)

Mais le pire restait sans doute à venir. Le sac en lui-même, vidage de ses entrailles, terrible épreuve parmi les terribles épreuves. Autant y aller doucement.
- Ma trousse, qui elle-même mériterait d'être vidée. Au départ elle était jaune et noire, maintenant elle est ... noire, orange, rouge, verte, grise, un peu jaune sur les bords. A l'intérieur, j'ai un stylo plume à moi, plusieurs stylos "trouvés", des crayons de couleurs "empruntés", trois compas dont aucun n'a de mine, trois gommes dont deux identiques (donc une n'est pas à moi mais sûrement à ma soeur), un vieux rapporteur, quatre ou cinq crayons à papier, et ... un tsumego, "Noir joue et tue".
- Ma magnifique calculatrice violet, la Ti-quelque chose ... avec quelques programmes intéressants comme "corganique" ou "pendu" ... Corganique, le programme qui nous sauva la vie.
- "Life and Death" par James Davies. Mais qu'est-ce donc ? Aha :)
- Mon agenda, qui est sûrement à l'origine de ma "réputation de dalleuse"*, rien qu'à voir la couverture ... Cupa chups, coca-cola, milky way, bounty, kinder, tic tac, mars, center shock. C'est tout. A l'intérieur, un dessin de Tau, le seul qu'il sache faire d'ailleurs, un gribouilli qui selon lui est un chat. Je doute toujours. Quand j'ai su la date de mon oral de français, j'ai voulu la noter : c'était la seule page que j'avais arrachée de tout l'agenda -.-
- Un paquet presque vide de sablés "beurré nantais", "l'authentique sablé de LU". Ok, nourriture. Mais c'est trop bon ! (D'ailleurs, je le termine, tant qu'à faire).
- Un cours de maths. Complexes, Exponentielle, Logarithme. Passionnant !
- Une feuille de sudoku froissée, complétée, niveau 4 et 5.
- Mes notes pour l'exposé de latin, Néron et les femmes ! La meilleure partie. Dommage que le prof ait oublié qu'on devait faire un exposé ... Sinon, vous saviez que Britannicus, le frère par alliance de Néron, que ce dernier a fait assassiner, était épileptique ?
- Un contrôle de maths, mais combien on en a fait dans l'année ? Oo
- Mon brouillon pour le dernier bac blanc de français. Pas grand chose, quoi ... Tout ce dont je me rappelle, c'était qu'on était en vacances juste après ...
- Une boîte de cartouches Parker (ça coûte super cher, quelle arnaque) ... vide, bien évidemment. Depuis quand je fais des réserves, moi ?
- Un bac blanc de français et ... oh, des fiches de français ! Ben tiens, ça m'évitera d'en refaire.
- Un contrôle d'anglais et un "cours" d'anglais noté au dos d'une feuille de latin. "Et modo soluebam fronte de nostra corollas, ponebamque tuis, Cynthia, temporibus". Oui je sais traduire ça. Par coeur.
- Brouillon de contrôle de maths. Encore O__O
- Cours de maths, "les nombres complexes". Wouhou !
- Encore des maths. "Dérivées et primitives". Youpi !
- "Les mots fléchés de Robin", "Métro" mais date inconnue, dommage.
- Encore un contrôle de maths, mais c'est pas possible ! On a pas pu travailler autant dans l'année ! Pas avec ce prof, le prof le plus fainéant qu'on ai jamais connu !
- Mon cahier, ah, mon fameux cahier ! Celui que j'ai depuis la moitié de l'année et qui regroupe TOUTES les matières ! Le cahier qui a triplé de volume depuis le jour où je l'ai acheté ! Ce cahier qui, l'année dernière, devait me servir de cahier d'espagnol ... Il mériterait à lui seul un article complet. En tous cas s'il faut vous décrire son contenu, j'en ai pour une bonne heure. Donc je le fais pas.
- Du français ... J'appellerais pas ça un cours ...
- Deux autres feuilles de sudoku, complétées bien sûr.
- Un stylo quatre couleurs, avec "Marie" gravé dessus. Marre qu'on me le vole. C'est pas parce que tout le monde a le même que mon stylo appartient à tout le monde.
- Un vieux critérium volé à mon cousin. C'est mal, je sais. Mais il s'en est jamais rendu compte, alors ...
- Un paquet de mouchoirs. Esprit de Zhijian, sort de là !
- Un bout d'emballage de paquet de gâteaux. Si si, je le reconnais. Des sprits au chocolat au lait. Très bon aussi.
- Deux boîtes non ouvertes de chewing-gums fraise-citron.
- Quatre sucettes Chupa chups, deux à la pêche, deux à la vanille
- Le crayon de la JAPD, ou la journée la plus longue au monde. Le crayon est bien moche.
- Deux cartouches vides, un bâton de sucette.
- Six pierres de go, cinq noires et une blanche. Elles doivent être là depuis le tournoi de Paris ... Oui, le jour où on a trimbalé un goban et deux bols avec les pierres jusqu'à l'autre bout de Paris. Bah les pierres étaient dans mon sac, certaines y sont restées.

En résumé, d'accord, des trucs à manger. Juste un peu.
Des sudoku, des problèmes de go, des mots croisés. De quoi s'occuper, quoi.
Un peu de cours.

Et puis, comme on change pas une formule qui gagne, et que j'avais pas que ça à faire, de tout ranger ... J'ai tout remis dans mon sac. Je le viderai une autre fois.

* C'est drôle d'ailleurs comme l'image qu'on donne peut changer selon les gens, les lieux, etc. Au lycée on pense que j'ai toujours à manger dans mon sac. Ceux qui sont aux tournois de go, qui viennent au club, ou au stage, pensent plutôt que je mange jamais rien. (Y'a qu'à voir ce que je mangeais à Grenoble ...).

Posté par Minske à 22:01 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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